CV

 

 

Objectifs

  • Faire passer un bon moment par la lecture à un maximum de mes contemporains ;
  • Rester didacte* et passionaute** jusqu’à la mort ;
  • Ne plus ramer, explorer les profondeurs et marcher sur l’eau. Mais si, mais si !

*Personne qui apprend des autres, des prédécesseurs et des livres qu’ils ont laissés. Antonyme : autodidacte, personne qui risque de passer sa vie à découvrir l’eau chaude et à inventer la roue.

** Nom et adjectif. Se dit d’une personne qui explore les passions pour se libérer de toute gravité terrestre.

 

 

Centres d'intérêts

  • Les arthropodes : Pensez que la libellule est apparue il y a 600 millions d’années ! Elle a vu apparaître les dinosaures 130 millions d’années après son avènement et les a vu disparaître il y a 65 millions d’années, ça force le respect ;
  • Les humains : même s’il est pathétique de voir certains se prendre au sérieux après à peine 0,2 million d’années sur terre ;
  • Apprendre : contrairement aux animaux, nous pouvons évoluer très vite, sans attendre les mutations génétiques. Grâce à notre conscience et à l’apprentissage, nous pouvons volontairement changer, aussi bien physiquement qu’en habilités manuelles et intellectuelles, au cours d’une éphémère vie d’humain ;
  • L’Écolomie : utopie, pour une écologie qui prendrait en compte les réalités. Imaginez que le respect de la santé de la planète soit compatible avec le développement économique ! Sachant que l’intelligence est une énergie infiniment renouvelable, pourquoi ne pas rêver éveillé ? Au lieu de parler de croissance ou de décroissance, pourquoi ne parlerions-nous pas d’homéostasie ?

 

 

Centres de désintérêts

  • Les nationalismes, intégrismes et sectarismes de toutes sortes ;
  • Le prosélytisme ;
  • Le dilettantisme ;
  • En fait, la plupart des trucs en « isme », en dehors du sensualisme.

 

 

Expérience vitale

 

2015 : Entorse et Patapon

  • Hélène Laurca et Laurent Thémans (le metteur en scène) adhèrent totalement à l’histoire de L’Entorse. Mais mon écriture est trop cinématographique. Je recommence : toujours pas assez théâtrale. Pour finir, on s’y mettra à trois. Avec l’aide d’Hélène et d’Alain Hauperpin la pièce devient un OTNI. La première est jouée en avril sans être tout à fait au point. Elle reçoit un accueil très chaleureux au-delà de nos espérances. Le vaudeville psychosomatique est lancé. Michel Odoul, qui nous avait honorés de sa présence, est emballé et nous apporte son soutien.
  • Voltige et Patapon, le troisième volet de la trilogie, paraît aux Éditions de l’Automne.
  • Je me mets à la méditation. Sérieusement.

 

2014 : Année des coups de théâtre

  • Patapon le traîne-bidon devient un conte chanté et dansé grâce à Sabine Lecat, la directrice de l’école de danse de Crépy. Elle met en scène et chorégraphie les talents des alentours : Luc Alenvers pour écrire les chansons, Julie Baudran pour raconter l’histoire et Sandrine Belot pour incarner le héros. Bien sûr, c’est Gaëlle Vervelle-Berthelet qui se charge du décor. C’est un triomphe chez les petits, les parents et les professeurs des écoles. L’effet Patapon, le deuxième tome de la trilogie, toujours illustré par Gaëlle paraît chez LéA.
  • Place Défaite est étudié au Collège, en classe de troisième.
  • Hélène Laurca de la Compagnie de la Fortune me convainc de lui écrire une pièce de théâtre, un truc drôle. C’est décidé, j’inventerai le vaudeville psychosomatique. Pour cela, je m’appuie sur le livre de Michel Odoul que je suis en train de lire : Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi.

 

2013 : Testamentum et Patapon

  • Je n’avais pas prévu de tomber amoureux de l’héroïne tant récupérée et outrageusement instrumentalisée de l’Histoire de France. J’espère l’avoir respectée et également rendu hommage à ma bonne ville de Crépy en Valois et son musée de l’archerie. Testamentum, la prophétie de Jeanne d’Arc trouve un écho très favorable auprès du public dès sa sortie. La presse et la télé régionale le remarquent et le soutiennent.
  • Gaëlle Vervelle-Berthelet, l’illustratrice qui monte, dessine Patapon le traîne-bidon pour mon premier ouvrage destiné aux petits, aux éditions Oboo.

 

2012 : Place Défaite, mon troisième roman paraît

  • Place Défaiteest un roman écrit avec le ventre. Je croyais avoir produit un livre sur Paris. Benjamin Jugieau, mon éditeur m’a dit : non, pas du tout ; c’est un livre d’enfance. Il a raison. Dès les premiers retours, nous avons vu que ce roman touchait toutes les générations et toutes les origines géographiques.

 

2011 : Le chevalier du troisième sous-sol étudié en classe de Seconde

  • Mon deuxième roman se retrouve en compagnie de Bel-Ami. Mettez-vous un peu à ma place. Ce chef-d’œuvre de Maupassant est pour moi l’un des plus grands romans jamais écrits. Bien sûr la comparaison n’existe pas. La raison est que le chevalier peut mettre des gens qui n’aiment pas (ou plus) lire à la lecture. Il l’a prouvé et c’est déjà pas mal.
  • Je travaille d’arrache-pied pour finir Place Défaite, mon troisième roman et de TDO le publie.
  • De nombreuses signatures dans l’Oise et le support de la mairie de Crépy en Valois pour la promotion me procurent une notoriété au moins locale.
  • Des lecteurs viennent me voir et me demandent de nouveaux romans. Merci à eux.

 

2010 : Le chevalier du troisième sous-sol, mon deuxième roman, paraît

  • Ceux qui ont aimé le premier m’ont rendu la tâche légère par leurs encouragements.
  • Avec ce deuxième livre, je me sens enfin romancier, légitime.

 

2009 : Urban Massaï est sélectionné au prix Méditerranée des lycéens

  • Manque de bol, pour lui comme pour ses concurrents, l’excellentissime Dieu est un pote à moi de Massarotto est dans la même sélection et gagne haut la main !
  • Néanmoins, Urban Massaï, se distingue : il se voit censuré par certains proviseurs et déclenche une polémique ardente.

 

2008 : Urban Massaï, mon premier roman, paraît chez TDO

  • La première édition est épuisée au cours de la première année. Mon éditeur lance la deuxième !
  • Et moi, je me lance dans mon deuxième roman. 
  • Abandon de la photo professionnelle. Ça ne paye plus du tout avec l’avènement du piratage numérique mais surtout, l’écriture remplit toute la place disponible.

 

2004-2007 : Écriture d’Urban Massaï : Un peu partout, mais surtout la nuit

  • État d’urgence. J’ai peur de mourir avant d’avoir lancé ce message de vie à mes enfants et à ceux des autres ;
  • Je vérifie que l’on a besoin de moins de temps de sommeil qu’on le croit.

 

2004 : Coming-out + Mid-life crisis : in France

  • Pneumonie mal diagnostiquée. Je tangente la mort une nouvelle fois ;
  • Nouvelle prise de conscience. Je réalise que, par l’assouvissement d’autres passions, j’ai oublié d’écrire mes bouquins alors que j’ai toujours été écrivain, à l’intérieur ! Ma quête de personnages, de rencontres et de lieux était devenue une finalité, et plus le moyen d’alimenter mes ambitions littéraires ;
  • Constat : je suis à la tête de 25 ans de carnets de voyages, de notes, de romans inachevés et de synoptiques inexploités. Décision d’aller au bout de l’écriture d’un roman.

 

1984-2003 : Métiers divers et voyages : Monde

  • Formation de photojournaliste au Village Photo, à Paris, assurée par Jacques Zekkar.
  • Apprentissages multiples et pratique de plusieurs métiers...
  • Les métiers de photoreporter et journaliste sont les plus passionnants mais ils ne suffisent pas à nourrir son homme. Surtout quand il refuse de couvrir ces célébrités que l’on appelle, curieusement, People ;
  • Prix Jean Fage du Musée français de la Photographie et exposition au Grand Palais pour ma série de photos sur le thème : La vie dans la rue ;
  • Rencontre de Louis Martin, mon mentor en hydraulique, qui me fera découvrir Blaise Pascal, le physicien.

 

1982- 1984 : Canada

  • Études de littérature anglaise ;
  • Photographe semi-pro et pratique de toutes sortes de métiers au gris-noir ;
  • Découverte du cloisonnement en forme de quadrillage de la société occidentale par l’exploration de milieux très variés, dans l’axe ethnique (horizontal) et l’axe social (vertigineux) ;
  • Rencontre de Stuart Bloomfield, mon mentor en littérature.

 

1978-1982 : Préparation à l’envol : Banlieue

  • Reconstruction physique par le sport ;
  • Lectures éclectiques ;
  • Rencontre de mon mentor spirituel, le prêtre Georges Habra,qui me fait découvrir Blaise Pascal, le philosophe, et qui a l’incroyable bonté de me consacrer un peu de son temps en me recevant chez lui ;
  • Poursuite des études ;
  • Rencontre de mon mentor en sexualité.

 

1978 : Accident de camion (moi, j’étais en moto) : Banlieue

  • Coma, fractures multiples ; 
  • Prise de conscience brutale de l’incroyable chance d’exister et de la temporalité. Serment de vivre un maximum de vies.

 

1975-1977 : Développement physique : Banlieue

  • Pratique d'un sport à moi qui n'a pas de nom et qui consiste à "tailler tout droit" en ville, en franchissant les murs et les obstacles urbains ;
  • Rencontre de mon mentor sportif qui m’initie au karaté et au motocross ;
  • Serment de ne plus jamais avoir peur ;
  • Tentative d’entrée dans la vie active refroidissante et décision de retourner à l’école.

 

1962-1975 : État larvaire : Paris et Banlieue

  • Faible de constitution, peur de la rue ; 
  • Activités essentiellement imaginaires, à part l’exploration crépusculaire des toits de Paris et des grues de chantier.